Journalisme

Du « Reporter de Jacques Cartier » à « Reflets d’Allier »

Tout a commencé par un petit journal bilingue du « West-Island » de Montréal (la côte ouest), le « Reporter de Jacques Cartier ». Philippe Schwartz, lycéen, y a fait ses armes de rédacteur. Tout se poursuit aujourd’hui avec le petit magazine départemental du Bourbonnais, « Reflets d’Allier ». Philippe Schwartz y redevient reporter, mais pas bilingue. Entre les deux, tout un chemin sinueux longeant les terres du journalisme, terres irriguées par l’écriture.

« O Canada »

Pas de magnétophone numérique, pas de traitement de texte, à l’époque, lorsque Philippe Schwartz part en reportage pour le petit hebdo couvrant le secteur entre Dorval, Pointe-Claire, Sainte-Anne-de-Bellevue et Pierrefonds. Il n’a que son stylo et son calepin à la main, et subséquemment, une vieille machine à écrire, genre Underwood. Cela n’a pas empêché les nombreux articles de voir le jour, en français et en anglais. Le ton est donné. Le pli est pris: celui du passage délicat des faits aux mots.

En France, au théâtre et à la Montagne

Quelques années plus tard, sur un autre continent, à Moulins, dans l’Allier, Philippe Schwartz, directeur du théâtre municipal et professeur d’anglais et d’allemand au centre d’études de langues (CEL) de la Chambre de commerce de Moulins-Vichy (CCI), se voit confier la tâche de couvrir pour la presse locale, « La Montagne », les spectacles qu’il organise dans sa salle. Annonces, comptes-rendus, et parfois textes critiques s’insinuent dans les colonnes du quotidien.

Autry-Issards

Un des reportages de la série « Images au cœur secret du Bourbonnais »

Et puis,  il se voit proposer logiquement le poste à temps plein d’employé de presse au Journal du Centre (édition Moulins), sœur jumelle de la Montagne, tous deux titres appartenant au groupe Centre-France. Il jongle alors avec le travail de journaliste le jour (car un employé de presse fait exactement le même travail qu’un journaliste… mais sans la carte de presse et les avantages de la convention collective) et directeur de théâtre la nuit. Ce petit ballet d’équilibriste se poursuit pendant cinq années…

RNA : la radioactivité

Survient alors la possibilité de racheter la fréquence d’une radio locale associative, Radio Nord Allier (RNA). Philippe Schwartz quitte alors ses deux titres de la presse écrite, pour être directeur de station et journaliste radio… avec la carte de journaliste professionnel (N° 56653). Flashes d’information, animations, émissions diverses, reportages, interviews… tout se succède à la vitesse du son. Une mésentente avec un racheteur potentiel (le groupe Centre-France) met un terme à RNA et force Philippe Schwartz à chercher fortune ailleurs. Il travaille pour une radio concurrente, prend en mains le journal municipal et décide finalement de tenter sa chance à la capitale.

Le Parisien

Grâce à un coup de chance (et à un coup de main d’un ami) il entre très modestement au Parisien, premier quotidien national, comme simple pigiste de remplacement pour les vacances d’été, à l’édition des Hauts-de-Seine. En septembre, le voilà promu rédacteur avec un CDD, adjoint au chef d’édition de la Seine-Saint-Denis. Première dans l’histoire du journal, (toujours en CDD) il est envoyé alors en tant que chef d’agence dans l’Oise. Il y devient vite le directeur départemental par intérim. Et quelques mois plus tard, il déménage de nouveau pour être codirecteur départemental des deux éditions de la Seine-et-Marne, temporairement, le temps de mettre un peu d’ordre. Enfin, en récompense des services rendus, il se voit octroyer au siège du journal le poste très convoité de responsable de l’édition de Paris. Se détachant très vite du pôle des éditions départementales, il crée le Journal de Paris, travaillant étroitement avec la Nationale.

Radio France Internationale

Refusant de rompre avec ses amours passés, et pendant ses (rares) moments libres, il intègre parallèlement la rédaction de Radio France Internationale (RFI). Il y réalise des interviews de personnalités du monde du spectacle: Claude Lelouch, Line Renaud, Marthe Villalonga, Jean Bardin…

Le Journal officiel du Patrimoine

Patrimoine

C’est en 1994 qu’a été lancé le premier guide officiel pour l’IDF des Journées du Patrimoine

En tant que chef d’édition du Journal de Paris, il crée, en collaboration avec les Monuments Historiques, le premier Guide officiel du Patrimoine. Emaillé de reportages, il propose la liste exhaustive des manifestations en Ile-de-France, département par département, ville par ville. La réalisation connaît un gros succès. En récompense, invité 3 rue de Valois, dans les locaux du ministère de la Culture, Philippe Schwartz reçoit des mains du ministre de la Culture d’alors, Jacques Toubon, le grand prix national du Patrimoine.

Mobilier national

Reportage sur les ateliers du Mobilier national dans le Guide du Patrimoine

Fin de parcours au secrétariat de rédaction

Les dernières années au Parisien, Philippe Schwartz les a passées comme chef de service (secrétaire de rédaction quatrième échelon) au secrétariat de rédaction des éditions régionales. Il a quitté le journal, après 20 ans de bons et loyaux services, en décembre 2009. Récemment, il a accepté de collaborer au magazine mensuel « Reflets d’Allier », en tant que reporter-pigiste, et qui sait, peut-être davantage.